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| Il cherche à pérenniser
la langue du pays * |
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La famille
de Jeannot Mancini s'est installée à 0pio
il y a, une centaine d'années et si parents et grands-parents étaient
tournés vers l'agriculture et le travail de la terre,
il a opté, venu l' âge adulte, pour le bâtiment.
Ce qui ne l' empêche pas d'exercer, à titre personnel,
des activités oléicoles.
Bercé depuis son
enfance par la langue provençale, seule utilisée à la
maison, il n'a connu d'autre langage avant l'entrée à l' école.
En cette époque, on regardait de travers, les petits Provençaux
qui continuaient à s'exprimer dans ce qui était
considéré comme un "patois" mais l'institutrice,
se souvient-il, était elle-même provençale
et savait parfois se boucher les oreilles! A 14 ans, il prend
le chemin des chantiers et commence à apprendre son futur
métier, en provençal, avec ses aînés. |
Et seules
les "vacances" passées de l'autre côté de
la Méditerranée, au moment de deux longues années de service
Militaire, interrompent cette pratique de la langue ancestrale. De retour au
pays installé dans sa vie professionnelle, il a toujours conversé dans
ce langage retrouvé, mais dont il voyait, au fil des années,
le nombre des pratiquants diminuer. |
Un atelier
de provençal
C'est pourquoi lorsque l'occasion lui fut donnée, à travers son
appartenance au groupe 'Lei Messuguié. de créer un atelier de provençal,
il n'a pas hésité une seconde. "je voudrais que des jeunes
viennent à nous, pour conserver et perpétuer cette tradition ... " explique-t-il.
S'il s'appuie très largement sur les bibles existantes, le "Se parlaves
Provençau" de Voulant, la grammaire de Louis Bayle et bien s{r, les énormes
dictionnaires existants, il entend faire de son atelier un espace de conversation,
de pratique de l'oral consacré à la langue traditionnelle de ce
petit morceau de Provence, entre Opio et Chbteauneuf. Au Bar (Bar sur loup),
l'accent est déjà différent. dit-il en plaisantant ! |
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Maritime, rhodanien, gavot et nissart
Quatre façons de parler, de prononcer d'écrire existent ainsi le
'Maritime" qu'il enseigne, le Rhodanien, le Gavot, dans les Alpes, et le
Nissart chacun avec ses subtilités.
AIors si connaître cette langue à part
entière vous tente,
vous pouvez contacter Jeannot Mancini au 04.93.42.43.56 ou le rejoindre lors
d'un cours, le mercredi de 16 h à 18h30 au rez-de-chaussée de la
salle du M.A.S.E.T. ou à tout autre moment appeler le 04.93.42.53.77
ou encore le 04.93.42.42.43 |
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Mais auparavant, écoutez vous raconter ses souvenirs
d'enfance à l'époque du raisin... |
Souveni d'enfanço...
L'autre jour, siéu ana au marcat ai vist que vendien de rasin. En passant
a coustat, ai "pita" un ase sus un "péndou" (grapo)
e vous dirai qu'avié ges de goust. M'es revengu lou téms quouro
coupavian lou "servan" èro fin outobre. Aco poudiés dire
quéro de rasin ! Partian léu, quouro fasié bèu. Leis
ome coupavon lei "péndou" en lei tenènt per lou pecoui
lei metien dins dei platèu a nautre, lei pichou pourtavian aquelei platèu
a dei fremo quèron assetado, cu sus uno cadiero, cu sus un cepoun. Em
unei parèu de cisèu triavon lou rasin, levavon leis ase marrit
e lei pichin en tenènt toujour lou "pèndou" per lou pecoui
per pas leva aquelo cauvo que ressemblo a l'eigagno que l'a sus leis ase e que
rende lou rasin tant bèu. Quouro voulian lou garda, coupavian lei gavèu
de cade coustat dou pecoui lou moussèu soute plus long que l'autre, e
après lei metian a trempa dins dei boucau eme d'aigo e de carboun de bouosc.
Coume aco, lou raisin restavo toujour fresc. Aqujeu servan lou gardavian jusquo
Nouvè.
Ai gard lou souveni d'aquelei béus ase daura e qu'èron tant dous
que mi vèn encaro l'aigo a la bouco. Touteis aqueleis paraulo per vous
dire que,. quour èri meinau, per Nouvè, manjavi lou rasin dou
peos...
Janet Mancini
(eme l'ajudo de Mario-Glaudo per l'escrich)
* article paru dans Nice-matin |
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